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La posture -Clinique et PhysiologieJean-Marie LANDOUZY - Ostéopathe Introduction.Le but de cet article est de faire le point sur la réalité et les applications de la posturologie. J’ai été confronté de nombreuses fois à cette nouvelle conception de la posture qui ne m’a pas complètement convaincu de la fiabilité de ses références. C’est la raison pour laquelle j’ai repris la physiologie de la posture et comment il faut la concevoir. En préambule je cite ces deux phrases. « Un homme n'aime pas vraiment la vérité sans qu'il y ait chez lui un iconoclaste et un briseur d'idoles ». « Pour atteindre à la vérité, il faut, une fois dans sa vie, se défaire de toutes les opinions que l’on a reçues et reconstruire de nouveau, et dès le fondement, les systèmes de ses connaissances.» Descartes Posture : qui suis-je ? Je suis beaucoup de choses concrètes et abstraites. Je peux être une attitude, un maintien, une contenance, une pose. Je me place sur le plan physique lorsque je représente certaines positions du corps dans l'espace ou sur le plan moral lorsque je représente la position sociale de quelqu'un. 1 - Posture : « la position debout, naturelle du corps dans l'espace ». 2 - Posture équilibrée : « position érigée du corps, symétrique, permettant de résister aux forces de gravité, en utilisant le minimum d’énergie musculaire pour maintenir l’équilibre». (JM LANDOUZY) 3 - Posture déséquilibrée : «position asymétrique érigée du corps, l’obligeant à résister aux forces de gravité par une action musculaire plus ou moins intense selon l’importance du déséquilibre». (JM LANDOUZY) Les troubles de la posture sont à l'origine de nombreux symptômes douloureux. C’est pourquoi il est important de les traiter car les douleurs liées à des désordres mécaniques ne cèdent pas facilement aux médications. Je demande souvent à mes patients qui souffrent du dos ou de leurs articulations à cause de désordres mécaniques : Que prenez-vous, pour vous soulager, lorsque vous avez un caillou dans la chaussure ? Invariablement, ils me répondent qu'ils l'enlèvent et que cela suffit à les guérir. Effectivement la libération d'une douleur mécanique ne peut se faire qu'en éliminant la restriction de mobilité (le blocage articulaire) par son identification précise et sa libération, le plus souvent, par manipulations. C'est ce que pratiquaient les rebouteux de nos villages. Ils avaient la réputation d'être capables de « guérir » une entorse, un tour de rein. Et c’est ce qui a fait la réputation de l’ostéopathie qui permettait de « guérir » très rapidement des douleurs articulaires. Pour avoir été confronté à différentes conceptions et études de la posture voyons les éléments qui la composent. L’ordre ce cette étude sera aussi l’ordre dans lequel doit s’effectuer un examen de la posture. En face d’un trouble postural, quel qu’il soit, et avant de pratiquer des tests variés il faut déjà faire une observation raisonnée et clinique de la posture du patient. La posturologie (qui a pris beaucoup d'ampleur) étudie l'influence de certains facteurs : oculaires, pédestres, tendineux, ligamentaires et musculaires sur la posture. Cette étude se fait par l'intermédiaire d'une plate-forme stabilométrique qui enregistre les variations de transmission du poids du corps sur les pieds. Je reprends, point par point, les éléments qui composent la posture et les points précis susceptibles d’être à l’origine de la perturber. Enfin il faut éliminer chaque cause pour retrouver une posture normale à l'équilibre général du corps et à sa croissance harmonieuse. Les posturesLa posture est la position du corps, dans l'espace. Elle peut être volontaire ou réflexe. La posture à une telle importance que le mot posture est utilisé, aussi bien, pour le physique que pour mental ou le social. Ne dit-on pas que quelqu'un, en parlant de sa situation financière, familiale etc. est en bonne ou en mauvaise posture. La bonne posture étant une position (sociale) stable et confortable, la mauvaise posture étant une position délicate et quelquefois dramatique. « Tout mouvement commence et finit dans une posture. » Les postures s'étudient dans les différentes attitudes de la vie : Posture érigée (debout) Posture assise Posture de travail ou de convenance (positions nécessaires pour accomplir une action définie). L’ergonomie étudie l’adaptation des positions de travail et d’effort pour assurer une dépense musculaire minime permettant d’éviter la fatigue. Les composants physiques de la postureLa posture érigée dépend des composants suivants : 1. La charpente du corps composée par les 206 os du squelette. 2. Le système ligamentaire des articulations. 3. La musculature qui unit les différentes pièces osseuses du squelette et en assure la mobilité. 4. L'influence de la masse viscérale appendue à la charpente osseuse. 5. Les centres nerveux qui assurent la collecte des informations sensitives sur l'état de la posture et qui transmettront les stimuli musculaires nécessaires au maintien de l'équilibre. a. Tout le système sensitif du corps et en particulier celui des articulations, ligaments, tendons et muscles. b. Le labyrinthe avec le système vestibulaire qui contrôle la position céphalique (au sommet de l'édifice corporel) dans les trois plans de l'espace : sagittal, frontal, horizontal. c. L'œil qui adapte la posture à sa direction d’observation qui se substitue au labyrinthe si celui-ci devient déficient. (Un animal sans labyrinthe peut encore se mettre debout et se déplacer s'il possède la vue. La privation de la vue le plaquera au sol). La posture dans l'espace.La position du corps se définit dans les trois plans de l'espace.
Figure 1 - Le crâne positionné dans les trois plans de l'espace à partir de la position en orientation vestibulaire de Raphaël Fenart. Les trois plans de l'espace :Plan frontal qui est le plan vertical antérieur et postérieur. Sa référence essentielle est le « niveau de maçon ». Plan sagittal qui est le plan vertical de profil. Sa référence essentielle et le « fil à plomb ». Plan horizontal qui est la coupe transversale du corps. Il est le plan des rotations des ceintures et de la tête. La posture idéale.La posture idéale se compare à l'architecture d'un édifice. Les règles architecturales de la position des différents éléments du corps, dans les trois plans de l'espace, doivent être respectées. Cela permet au corps d'offrir une résistance parfaite et « écologique » à la pesanteur. De cette façon le maintien de la position érigée peut se faire avec une économie musculaire et par conséquent éviter les contractions musculaires douloureuses. Le fait que la posture soit maintenue par l'équilibre de la charpente osseuse économise les systèmes musculaire, tendineux, ligamentaire et aponévrotique. De plus, la bonne répartition des pressions sur les articulations est une garantie de la protection du capital « cartilage » des articulations. Chacun sait que l'une des causes importantes de l'arthrose est la destruction du cartilage (tissu peu vascularisé) par des pressions anormales. La destruction du cartilage entraîne alors une production d'ostéophytes qui ne sont que l'expression du moyen de défense de l'os dont la protection cartilagineuse a disparu. Étude posturale du squeletteComme les architectes nous allons commencer par « les fondations » pour la terminer par le toit. Le premier point d'appui du squelette sur le sol se trouve au niveau des pieds. Les pieds ou les fondations de l'édifice corporel.Chaque pied se compose de trois points d'appui déterminants trois arches : L'arche interne qui est normalement la plus creuse qui s'étend de la tête du premier métatarsien jusqu'au centre d'appui du calcanéum. L'arche externe qui est beaucoup moins creuse qui s'étend de la tête du cinquième métatarsien jusqu'au centre d'appui du calcanéum. L'arche antérieure qui est relativement plate qui s'étend de la tête du premier métatarsien à la tête du cinquième métatarsien. L’appui sur les deux pieds par les trois arches symétriques détermine le polygone de sustentation. Ce polygone est constitué par la surface du pied sur le sol. Normalement la projection inférieure du centre de gravité du corps passe au centre de ce polygone.
Figure2 Vue des tripodes des pieds et du polygone de sustentation avec son centre. Une histoire de pieds : Formation des voûtes plantaires.A la naissance les pieds de l'enfant sont plats. Et pendant toute la période où l'enfant ne marche pas les pieds restent plats. Les arches ou voûtes se forment avec l’acquisition de la position érigée et la marche. Ici, comme pour d'autres parties du corps la fonction va créer et modifier la structure. L'a formation de relief de la plante du pied se crée à partir de la marche par l'action du triceps qui déroule le pied en partant de la flexion dorsale vers la flexion plantaire. Ce mouvement du pied effectue la propulsion vers l’avant au cours de la marche et positionne le poids du corps sur la pointe du pied, au niveau de l’arche antérieure. Au cours de ces mouvements les muscles de la plante du pied vont, à la manière de la corde de l'arc, tendre les voûtes. Il importe donc qu'à cette période le pied soit totalement libre d'effectuer des mouvements de flexion plantaire (marche sur la pointe des pieds) pour que se forment des arches et les os du pied. Il faudra éviter au cours de cette période toute contention qui ne permettrait pas la marche sur la pointe des pieds. Une contention, même « dite orthopédique », sera à l'origine de pieds plats (chaussures dites médicales). De la biomécanique des pieds.Les pieds sont composés d'un certain nombre de petits os articulés entre eux. La forme de ces petits os ainsi que leurs relations biomécaniques participent à l'équilibre de chaque pied et à la formation des voûtes plantaires. Tout dérangement articulaire des os du pied entraînera une modification des appuis des pieds et donc de la posture. En présence d'une anomalie des appuis des pieds il importe d'en examiner la mobilité et la position. Tout blocage des articulations entre eux les différents os du pied sera susceptible d'en modifier les appuis et donc la posture générale du corps. La symétrie des voûtes plantaires est un des facteurs importants de l'équilibre général du corps. Un pied plat valgus unilatéral sera à l'origine d'une bascule pelvienne. Cette bascule pelvienne retentira alors sur la posture scapulaire, cervicale et céphalique. Le pied sera soumis aussi à la transmission des pressions venant des parties qui se situent au-dessus de lui. Que l'on parle de la forme des os ou de la posture générale du corps qui ne dépend pas des appuis propres du pied. Il y a dans ce cas les influences réciproques qui devront être étudiées pour corriger les causes primaires des anomalies d'appui des pieds. Des pieds et des genoux en varus ou en valgus.L'une des plus communes est de relier les déformations d'un genou (genu valgum – genu varum) à une mauvaise position des pieds. Dans ce cas nombre de semelles orthopédiques ont été posées (sans succès) pour corriger la déformation du genou à partir du pied. Si on considère qu'un genu valgum entraîne un valgus du pied et qu’un genu varum entraîne un varus du pied il appartiendra aux thérapeutes d'effectuer le diagnostic différentiel : Le genou est-il responsable du pied valgus ? Le pied valgus est-il responsable du genu valgum ? Le genu valgum n'est-il pas du à une position particulière du bassin et notamment à une hyper lordose ? On retrouve dans ce débat la vieille question : Qui est apparu le premier de l’œuf ou de la poule ? La réponse à ces questions permettra de mettre en place une thérapie adaptée au cas du patient. L'inégalité anatomique des membres inférieurs entraîne une translation du poids du corps plus importante du côté où le membre est court. De ce côté le pied aura donc à supporter un poids plus important que son homologue ce qu’il aura tendance à faciliter l’écrasement des voûtes plantaires du côté du membre court. À propos d'inégalité anatomique et fonctionnelle des membres pelviens.Il existe une véritable controverse à propos de l'inégalité des membres pelviens et de la mise en place ou non d'une compensation à un membre anatomiquement court. Beaucoup sont persuadés : 1. Soit qu'il n'existe pas d'inégalité anatomique des membres pelviens, ce qui est une erreur profonde qui n'est absolument pas prouvée, ni admise par les spécialistes en orthopédie. 2. Soit qu’une inégalité anatomique des membres pelviens ne doit pas être totalement compensée mais, selon les auteurs, doit se faire selon un certain pourcentage. Ce pourcentage étant variable aussi selon les auteurs. 3. Soit que cette inégalité n'est qu'une apparence et qu'elle correspond à une position compensatoire du pelvis.
Qu’en est-il enfin ?
Il existe des vraies et des « fausses jambes courtes ». Il faut simplement en faire un diagnostic exact. J’ai souvent retrouvé, dans les dysfonctions temporo mandibulaires, des perturbations biomécaniques désarticulation temporo mandibulaires en rapport avec l’inégalité anatomique des membres pelviens. Dans ce cas, si le déséquilibre est unique on constate que la mandibule, au cours de l’ouverture buccale, dévie du côté de la jambe longue. Diagnostic différentiel entre vraie jambe courte et une fausse jambe courte.En fait, on ne devrait pas considérer qu’il existe des vraies et des fausses jambes courtes. Si jambe courte il y a, elle est obligatoirement réelle et anatomique. La fausse jambe courte n’existe pas puisqu’il s’agit uniquement d’un déséquilibre pelvien. Une talonnette serait, évidemment, iatrogène. D’où les confusions sur la mise en place des compensations. Vraie jambe courte.La vraie jambe courte se définit comme étant une inégalité anatomique des membres pelviens en relation avec une inégalité anatomique des os (essentiellement des tibias et des fémurs). Diagnostic. Il est important pour identifier à coup sûr la jambe courte anatomique de prendre des repères fixes. Pour cela le sujet sera examiné en position debout et les points de repères seront osseux et peauciers : 1. Hauteur comparative des grands trochanters 2. Plis fessiers 3. Plis des genoux. En effet l’inégalité des os des membres pelviens peut se situer soit au niveau des fémurs, soit au niveau des tibias. Lorsque l’inégalité est importante on pourra effectuer une comparaison de la longueur des os en position assise : les genoux ne seront pas au même niveau dans une position assise avec les genoux à 90°. La jambe courte anatomique, pour tout orthopédiste, doit être compensée intégralement. Discussion Il restera comme pourcentage d’erreur dans cette appréciation de l’égalité des membres pelviens, la possibilité d’une asymétrie des angles cervico-diaphysaires des fémurs et/ou une asymétrie des voûtes plantaires (un pied plat d’un côté, un petit creux de l’autre). Le déséquilibre pelvien ou la fausse de jambe courte
Il existe de nombreuses étiologies au déséquilibre du bassin. Il appartiendra aux praticiens, par un examen très précis, d’en déterminer la ou les causes Pour n’en citer que quelques-unes il faudra identifier : 1. Les torsions des bassins : a. L’aile iliaque pivote autour du sacrum et reste fixée en position antérieure (le sommet de l’aile iliaque apparaîtra supérieure par rapport à son homologue). b. L’aile iliaque pivote autour du sacrum et reste fixé en position postérieure (le sommet de l’eile iliaque apparaîtra inférieure par rapport à son homologue). c. L’aile iliaque, au cours d’une chute, glisse vers le haut sur le sacrum. Cette lésion est appelée par les ostéopathes luxation supérieure de l’aile iliaque ou encore lésion « 3 points hauts ». En position debout l’aile iliaque apparaîtra inférieure par rapport à son homologue. 2. Les déséquilibres pelviens musculairess sont dus à des rétractions musculaires par la présence de flexum : a. flexum de la hanche par la contracture du psoas, b. flexum des genoux par la contracture des muscles ischio-jambiers. 3. Déséquilibres pelviens en relation avec un déséquilibre global du corps entraînant une translation du corps vers l’un ou l’autre côté. On retrouve ce déséquilibre dans les dysfonctions temporo mandibulaires. Le corps est translaté du côté opposé à la déviation de la mandibule au cours de l’ouverture buccale et de l’ascension de la ceinture scapulaire. L’aile iliaque est plus basse du côté opposé à la déviation de l’ouverture buccale. Les combinaisons.Les déséquilibres de toute nature peuvent se conjuguer chez un même individu. Il est donc indispensable d’établir le « catalogue » des déséquilibres du patient pour les traiter. La compensation intégrale de la jambe courte anatomique sera le premier acte thérapeutique posturale. Les controversesBeaucoup adoptent une attitude divergente en ce qui concerne la compensation de la vraie jambe courte. Ils invoquent notamment la notion d’adaptation et de compensation du sujet et le fait que la correction des déséquilibres va entraîner une modification préjudiciable de son adaptation et de sa compensation. Cette hypothèse se trouve être complètement « ridicule et stupide ». Je ne vois pas pourquoi, dans ces conditions, on équilibrerait une mâchoire par une gouttière occlusale alors que son « propriétaire » est adapté à son déséquilibre mandibulaire ? En poussant très loin cette conception de l'adaptation et de la compensation on arrive tout simplement à l'ineptie suivante : Ne touchons pas au patient, ne le soignons pas pour ne pas déranger son adaptation et sa compensation ! La réalité est toute autre : c’est lorsque le patient a perdu ses possibilités d'adaptation et de compensation que se manifestent les symptômes douloureux. Le corps, à ce moment-là, ne pouvant plus compenser l'ensemble des déséquilibres manifeste son inconfort par la douleur et l'impotence fonctionnelle. Il faut alors venir à son secours et non pas ignorer ses appels. « Il faut adapter la thérapie au patient et non pas le patient à la thérapie » (JM Landouzy). Pour répondre à ceux qui prétendent que les membres inférieurs ne peuvent pas être inégaux et que la vraie jambe courte n’existe pas, je réponds que chez l'enfant il est fréquent de trouver des inégalités anatomiques de longueur des membres inférieurs en vertu de la loi de Delpech. D’autres argumentations telles que l’asymétrie naturelle du corps en vertu est un référence à l’asymétrie viscérale : le foie est à droite, le cœur est à gauche, et que l’asymétrie est « fille » de la nature, ne peuvent être pris en compte. C’est la négation de toute l’orthopédie médicale et chirurgicale ! Jusqu’à quel point peut-on alors ignorer l’orthopédie et la biomécanique du corps ? Notre corps obéit aux lois de la gravité et il ne peut y résister qu’en étant équilibré et symétrique. Mon expérience en tant que thérapeute est que, lorsqu'on compense intégralement l'inégalité anatomique des membres pelviens, on améliore toujours le sujet, non seulement dans sa posture, mais aussi dans son confort et on lui supprime, bien souvent, une grande partie de ses douleurs ainsi que les récidives de rachialgies. • La loi de Delpechhttp://www.ergos-formation.com/documents-down/triade%20cinetique%20os.pdf (- adresse du site Internet sur la loi de Delpech) • Selon la loi de Delpech, les membres inférieurs ne grandissent pas en même temps mais alternativement. • Ceci induit une inégalité fréquente des membres inférieurs chez l’enfant. • Elle ne sera que de 0,5 cm. Il faut donc surveiller cette croissance et compenser assez vite que possible les inégalités dépassant les 0,5 pour éviter les attitudes scoliotiques. • Pour vérifier se baser sur la hauteur des grands trochanters pour éviter toute confusion avec une perturbation mécanique pelvienne. Elle concerne aussi le rapport qui existe entre la croissance des cartilages de croissance et les contraintes auxquelles ils peuvent être soumis Paradoxe ?! – L’ostéogénèse est stimulée par les contraintes. Cette conception existe en traumatologie : la formation du cal osseux est favorisé par un effet de compression au niveau de la fracture. Par contre la stimulation de la croissance au niveau des cartilages de conjugaison ne se fait pas par des contraintes. Preuve en est des traitements par épiphysiodèse [1] mis en place dans les troubles de la croissance au niveau des chevilles et des genoux. L’épiphysiodèse consiste à agrafer, pour le comprimer, le cartilage de conjugaison du côté de la croissance « exubérante » pour permettre à l'autre côté de rattraper son déficit de croissance. L'épiphysiodèse peut s'envisager dans les genu valgum, les genu varum, les inégalités du membre inférieur en appliquant une épiphysiodèse du côté du membre long. Cette technique s'emploie en général pour des différences de longueur de 2 cm et à condition, bien entendu, que le potentiel de croissance de l'enfant soit suffisant. Voir le site sur les inégalités des membres inférieurs : http://www.clubortho.fr/cariboost_files/ilmi.pdf Examen clinique d'une possible inégalité anatomique
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