Accueil - Livres- Curriculum - Osteopathie - manipulations - tendinites  - Article Pratiques de santé

LA POSTURE  - MALDEDOS  - Programme  - UFSBD - Votre beaute - APPRECIATIONS -

 

 

 

 

LES TENDINITES et les tenosynovites

Le terme "ite" à la fin d'un nom d'organe implique un signe d'inflammation quelle qu'en soit la cause. Une amygdalite est une inflammation des amygdales, une appendicite : une inflammation de l'appendice et ainsi de suite.

La tendinite est une inflammation d'un tendon quel qu'il soit. Terme bien général qui recouvre un certain nombre de pathologies diverses dont les traitements médicaux sont souvent standardisés : repos – anti inflammatoires –physiothérapie etc...

La plupart du temps la cause en reste mystérieuse; Elles apparaissent souvent brutalement et disparaissent parfois comme elles sont venues, en gardant leur "mystère".

Mon expérience de plus de 40 années de pratique m'a permis de faire le point sur cette pathologie redoutée de tous les sportifs.

Pour commencer il faut les classer selon des critères qui vont nous permettre de les différencier afin d'en traiter la cause et non l'effet.

CLASSEMENT

1.      Circonstances de leur apparition :

·         Suite d'efforts

·         Suite de traumatisme ou de lésion directe

2.      Manifestation des douleurs

·         Constantes

·         Avec certaines chaussures (pour les tendinites des pieds)

·         Au cours de l'effort

·         Après une période de repos

·         Améliorées par le mouvement.

·         Le lendemain d'un effort sportif.

3.      Localisations

·         A un seul tendon et à une seule articulation

·         A plusieurs articulations

·         A toutes les articulations

 

Circonstances de leur apparition

*                                 Suite d'efforts : la tendinite apparaît au cours d'un effort sportif ou autre. Elle sera le résultat d'un travail trop intensif et le repos avec un traitement antalgique ou anti inflammatoire local e/ou général permettra sa guérison.

*                                 Suite de traumatisme : le tendon a été lés par un frottement anormal, par un choc ou un étirement abusif. Il faut alors se méfier d'une atteinte anatomique du tendon : rupture partielle, effilochage. Il eut y avoir localement un gonflement et des irrégularités à la palpation. Nombre de tendons coulissent par l'intermédiaire d'une bourse séreuse.  http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/bourses-et-gaines-des-tendons-8031.html (Une bourse est une petite pochette contenant du lubrifiant qu'il est possible de comparer en quelque sorte à des roulements à billes. En effet, son rôle est de prévenir et de réduire la friction entre les articulations mais aussi entre les structures voisines quand une partie du corps est en mouvement.)

Manifestation des douleurs

*      Constantes : la douleur est quasi constante et apparaît au moindre mouvement. Elle est invalidante car elle s'oppose à l'activité du membre atteint par cette tendinite.

*      Avec certaines chaussures (pour les tendinites des pieds) : il arrive fréquemment que des chaussures soient la cause d'une tendinite soit au tendon d'Achille, soit à un autre endroit du pied. Cela peut venir d'une zone de friction que la chaussure crée sur le tendon ou d'un défaut de celle-ci. Un défaut de fabrication peut entraîner une instabilité de la chaussure. Pour cela poser les chaussures sur une surface lisse et regarder leur comportement en effectuant un appui sur la partie supérieure du taon de la chaussure. Il arrive que la chaussure, au lieu de rester stable, se "balance" avant de retrouver une stabilité. Si ce défaut correspond au côté de la tendinite, il faut simplement changer de chaussure. Nous avons rencontré aussi ce cas dans les épines calcanéennes qui peuvent être provoquées par une paire de chaussures. .

*      Au cours de l'effort : C'est souvent le cas pour les épicondylites  et les tendinites de l'épaule. Les pratiquants du tennis connaissent bien ces douleurs. Appelées tennis elbow et périarthrite de l'épaule, ces pathologies peuvent être redoutables par leur ténacité et le handicap provoqués. en limitant l'amplitude des mouvements, crée souvent une fibrose de l'articulation (particulièrement de l'épaule) et la tendinite s'accompagnera d'un enraidissement articulaire.

*      Après une période de repos : la douleur apparaît après une période de repos. Les positions peuvent être différentes. Soit assis, allongé ou même debout. Elles apparaissent après un temps variable. Elles peuvent obliger le patient à changer de position pour être soulagé. On trouve aussi cette particularité dans les inflammations des nerfs (sciatiques, cruralgies, névralgies cervico-brachiales).

*      Améliorées par le mouvement : elles sont très voisines des précédentes mais ici le mouvement les fera disparaître totalement.

*      Le lendemain d'un effort sportif : elles sont particulières et associées à la période de courbatures qui suit un effort physique intensif. Elles sont souvent améliorées par le mouvement mais restent douloureuses plusieurs jours.

Les localisations

La tendinite peut atteindre n'importe quel tendon de n'importe qu'elle  articulation. La difficulté réside souvent dans le diagnostic de la cause qui va déterminer le ou les traitements. Il faut savoir aussi ne pas confondre tendinite avec inflammation d'un ligament ou autre pathologie.

Située sur une seule articulation la tendinite est souvent en relation avec un mauvais alignement de l'articulation qui est en relation directe avec le tendon. Le muscle et surtout son insertion tendineuse ne travaille plus selon son axe de mouvement et s'enflamme par des frictions ou des tensions anormales. Nous la qualifierons de mécanique. Elle est invalidante et limite les mouvements de l'articulation concernée. Elle apparaît soit :

*                                 Au cours d'un mouvement, même de peu d'amplitude.

*                                 Au cours d'un effort du membre portant l'articulation mobilisée par le tendon.

*                                 Au repos ou à la pression.

Voyons les différentes localisations que nous pouvons répertorier en commençant par le sommet du corps. Nous ne parlerons pas des articulations vertébrales qui feront l'objet d'une étude particulière.

Le membre supérieur ou scapulaire

l'épaule

L'épaule est une articulation complexe qui peut souffrir de multiples tendinites et pathologies. En effet elle est l'attache du bras au corps et c'est grâce à elle que nous pouvons faire fonctionner nos mains pour travailler. C'est une articulation ultra sensible composée de deux os : l'omoplate qui est appliquée sur le gril costal et l'humérus qui vient se loger dans la "glène". L'humérus se trouve donc suspendu au corps par ses attaches ligamentaires et musculaires à l'omoplate qui est appliquée sur le gril costal et reliée à la clavicule par son articulation acromio-claviculaire.

La diversité des mouvements de l'épaule, leur amplitude et la force demandée à cette articulation (haltérophilie – travailleurs de force) est énorme. De ce fait elle s'avère souvent en lésion de par les efforts qui lui sont demandés.

les tendinites de l'épaule

Très fréquente, cette pathologie est souvent invalidante car le patient se trouve limité dans tous ou presque tous les mouvements de l'épaule par une douleur qui peut être violente et limiter considérablement les mouvements du sujet. Cette douleur sera la cause de l'enraidissement de l'épaule consécutif à son inactivité. Elle deviendra alors la capsulite rétractile qui sera l'enraidissement progressif de l'épaule.

Les tendons qui sont souvent affectés sont :

*                                 Les tendons de ce qui est appelé : la coiffe des rotateurs : essentiellement les tendons des sus et sous-épineux qui relient l'épine de l'omoplate à l'humérus pour lui permettre d'effectuer des rotations. Ces muscles sont appelés la "coiffe des rotateurs".

*                                 Le tendon du long biceps

*                                 Le deltoïde lorsque sa bourse séreuse se trouve irritée par un dérangement mécanique ou par la présence de calcifications.

Nous éliminerons de notre exposé les lésions traumatiques des tendons qui se retrouvent dans les ruptures, surtout totales, de la coiffe des rotateurs dont le diagnostic différentiel permettra 'orienter le patient vers la chirurgie, seule capable de réparer les tendons. Nous allons retrouver la même orientation dans les ruptures du tendon du long biceps.

Enfin la relation avec l'innervation est importante. Souvenons-nous des sciatiques qui se manifestent par des douleurs situées par le patient comme suivant le nerf, mais dont l'origine peut être une irritation de sa racine au niveau vertébral et médullaire. Les investigations cliniques devront donc s'étendre aux racines des nerfs du plexus brachial. Il sera nécessaire d'effectuer un diagnostic différentiel entre la tendinite ou la périarthrite de l'épaule et la névralgie cervico-brachiale.

Les tests

Le diagnostic des atteintes des tendons se réalise cliniquement et par des examens para-cliniques qui confirmeront ou infirmerons le diagnostic.

1.      Test global de la coiffe : palm test : le sujet a le bras tendu devant lui avec la paume de la main vers le haut. Le sujet doit empêcher l'abaissement de son bras par la force du praticien.

2.      Le test de Jobe permet l'investigation du tendon du sus-épineux. Il se pratique en exerçant une force sur le bras du patient qui est en abduction (à 90°) et en rotation interne (pouce vers le bas). Le manque de résistance du patient signe l'atteinte tendineuse.

3.      Le test en rotation externe du bras permet l'investigation du sous-épineux. Le sujet est avec le bras en semi abduction et rotation interne. Il doit pousser la main du praticien vers l'extérieur. Le manque de résistance du patient signe l'atteinte tendineuse.

4.      Le test du sous-scapulaire test de lift off : le sujet a la main dans le dos (épaule en rotation interne et il doit repousser la pression de main du praticien vers l'arrière.

5.      La rupture du tendon du long biceps est facilement identifiable par la masse musculaire qui se trouve dans le pli du coude. Le long biceps ayant perdu son insertion supérieure s'effondre vers le coude. La tendinite du tendon du long biceps empêche le lever de bras, surtout au début du mouvement, la douleur apparaît aussi au cours du mouvement d'abaissement du bras.

Etiologies des tendinites de l'épaule

Les tendinites mécaniques ont pour étiologie essentielle la perte d'alignement du tendon par rapport à ses insertions osseuses proximales et distales. Il faut donc naturellement se tourner vers la position des os sur lesquels les tendons s'insèrent : omoplate – clavicule et humérus. 

Toute modification de la position des os est susceptible de modifier la direction des tendons et donc de provoquer leur inflammation.

Rechercher les causes des modifications de positions osseuses doit être la première investigation. Au niveau de l'épaule nous rechercherons les dérangements intervertébraux et costaux qui seraient susceptibles de modifier la position de l'omoplate sur le gril costal. Puis les autres modifications : omoplate elle-même, clavicule et enfin humérus.

thérapeutiques des tendinites de l'épaule

Outre les thérapeutiques antalgiques et anti-inflammatoires classiques nous avons à notre disposition l'ostéopathie.

L'ostéopathie

Elle une thérapie très efficace lorsque l'étiologie est la modification des axes physiologiques des tendons et c'est l'étiologie la plus fréquente. Les résultats sur des tendinites récentes sont souvent immédiats et évitent la constitution de fibrose articulaire qui limite de manière permanente les mouvements de l'épaule.

Chaque élément osseux sera l'objet d'un diagnostic positionnel et d'une étude d'amplitude de mouvement. Toutes les anomalies seront corrigées par manipulations appropriées. A la fin du traitement ostéopathique les douleurs devront être nettement diminuées et l'amplitude des mouvements devra se normaliser;

Prochainement nous étudierons le coude et ses tendinites : l'épicondylite ou 'tennis elbow" (coude du tennis man) et l'épitrochléïte (douleur sur =face interne de l'articulation du coude.

le coude

Le coude est une articulation complexe et la  tendinite la plus fréquente est l'épicondylite ou "tennis elbow". La deuxième tendinite qui apparaît au coude et l'épitrochléïte.

 

l'épicondylite

L'épicondylite est une douleur qui se situe au niveau de l'articulation entre l'humérus et le radius. La douleur intéresse aussi bien l'épicondyle de l'humérus que la tête du radius qui s'articule avec l'humérus. Les douleurs ressenties peuvent apparaître au moment de tous les efforts du coude et éventuellement au repos. L'intensité de la douleur peut interdire tout mouvement ou en  an permettre certains. L'association des termes épicondylite et tennis elbow vient du fait que cette tendinite affecte très souvent les joueurs de tennis et les handicapent dans la pratique de leur sport.

Les mouvements douloureux du coude sont essentiellement les mouvements de prono-supination et les mouvements de flexion de l'avant-bras sur le bras. À la palpation on retrouve une sensibilité particulière de l'articulation radio-humérale et on retrouvera avec une palpation soignée une légère position postérieure de la tête radiale par rapport à l'épicondyle de l'humérus. Cette position postérieure de la tête radiale a pour conséquence une limitation de l'extension globale du coude.

Dans les étiologies de cette tendinite en retrouve des efforts globaux du membre supérieur. Notamment les efforts nécessaires pour effectuer le service du tennis. Ici dans la majorité des cas la douleur apparaît essentiellement au mouvement.

En 1956, Ange Castejon, ostéopathe, a effectué une contribution au tennis elbow. Il note à la palpation la contracture des muscles longs suspinateurs. Pour lui, comme pour moi d'ailleurs.

L'étiologie de l'épicondylite est assez proche de celle des tendinites de l'épaule. On retrouve souvent des modifications de la position de l'épaule, modifications qui se transmettent jusqu'au coude. Dans ce cas la tête du radius bien se positionner en arrière et en rotation. C'est l'explication de la douleur qui se manifeste au moment de l'extension de l'avant-bras sur le bras et au moment des mouvements de progression est de suspination.

L'apparition de l'épicondylite est souvent précédée d'efforts particuliers du grand en général, notamment au cours des services au tennis. Mais s'il existe des épicondylites chez des gens qui ne jouent pas au tennis, il faudra alors rechercher la cause dans des efforts liés soit au travail soit à du bricolage.

Pour en avoir traité beaucoup, je peux dire que les corrections ostéopathiques des secteurs rachidiens dorsaux et cervicaux, puis de l'épaule et enfin du coude, permettent de faire disparaître très rapidement douleur et impotence fonctionnelle.

l'ePitrochléïte

Par contre dans l'épitrochléïte il est rare de trouver la notion d'efforts et de faux mouvements. La plupart du temps l'épitrochléïte apparaît sans qu’une cause très précise puisse  être invoquée. Elle se manifeste aussi bien au repos qu'aux mouvements, le maximum de douleur étant souvent provoqué par la pression ou le contact sur « l'épitrochlée » devenue Epicondyle Médial.

Pour en avoir recherché longuement les causes et les traitements possibles je suis arrivé à la conclusion que l'épitrochléïte été plutôt la manifestation d'un désordre métabolique lié au système hépatique et vésiculaire.

Pour en obtenir la preuve incontestable qui permettra de convaincre le patient que sa douleur du coude et bien en relation avec un désordre alimentaire, et il suffit de lui faire ressentir la douleur par une pression sur L’épicondyle Médial puis d'effectuer un appui sur la zone hépato-vésiculaire qui se révèle d'ailleurs douloureuse. Une nouvelle pression sur l'épicondyle médial permettra de constater que la douleur du coude est nettement améliorée.

Dans ce cas le traitement devra prendre en compte cette donnée et comprendre, outre les corrections ostéopathiques viscérales et vertébrales, la correction du régime alimentaire et la prise de draineurs hépato-vésiculaires.

La guérison intervient en d'autant plus rapidement que le régime et le traitement seront bien suivies.

Comme dans toutes les tendinites d'origine toxique les résultats seront lents à se manifester et suivront l'efficacité du drainage des organes intéressés.

LE POIGNET

Le poignet est la partie du corps qui relie l'avant-bras à la main. Il est composé de deux rangées de petits os. La première rangée comprend le scaphoïde, le semi lunaire, le pyramidal, le pisiforme qui s'articule avec la partie inférieure des os de l'avant-bras : radius et cubitus. La deuxième rangée comporte : le trapèze, le trapézoïde, le grand os et l'os crochu. Cette deuxième rangée s'articule avec le métacarpe pour former la main qui va se terminer par les doigts.

Les douleurs du poignet sont fréquentes et nécessitent un diagnostic différentiel.

Il faut distinguer les douleurs liées à des désordres locaux : mauvais ajustement des relations articulaires entre les petits os du carpe formant le poignet et les douleurs liées à d'autres causes, notamment des névralgies cervico- brachiales.

On peut aussi se trouver en face d'un syndrome du canal carpien qui est une compression du nerf médian par une rétraction du ligament annulaire antérieur du carpe qui forme le canal carpien dans lequel p         assent les tendons des fléchisseurs et le nerf médian. Il correspond à une compression du nerf médian.

Il sera donc nécessaire de faire préciser aux patients l'historique de leur douleur. Il faut déterminer si nous aurons une action locale : manipulation des petits os du poignet ou si notre action ostéopathique devra s'étendre à l'avant-bras, au bras, au rachis.

Il est intéressant de tester la force musculaire de la main avant et après le traitement qui sera appliqué. Si le traitement est juste et complet la force de la main sera améliorée ainsi que les douleurs.

La main

La main peut être le siège de nombreuses lésions arthroses uniques puisque le composé d'un certain nombre d'articulations.

La rhizarthrose

La rhizarthrose est l'arthrose de l'articulation entre eux le premier métacarpien et le scaphoïde. Cette rhizarthrose se constitue au fil du temps et peut devenir très invalidante. Elle est bien visible à la radio mais aussi cliniquement par les excroissances osseuses qui apparaissent au niveau de l'articulation. Bizarrement cet arthrose n'est pas douloureuse et invalidante de manière constante. Et les susceptibles d'entraîner des douleurs importantes puis de devenir silencieuse sans qu'on puisse déterminer pour quelles raisons les douleurs apparaissent ou disparaissent. Cette particularité est due à l'origine de cette arthrose qui n'est pas la traduction d'un désordre mécanique mais plutôt d'un désordre viscéral. En effet au cours d'un épisode douloureux, si on demande au patient de serrer très fort la main du praticien, la douleur va se déclencher de manière instantanée. Si on demande aux patients d'effectuer la même pression alors que le praticien comprime un point abdominal, la douleur disparaît et la force de la main est à nouveau possible.

L'arthrose des doigts

. L'arthrose des doigts se manifeste par l'apparition de nodules disgracieux au niveau des articulations inter phalangiennes. Cette arthrose est héréditaire et son traitement n'est que symptomatique : médicaments visant à supprimer la douleur. Cependant on peut donner quelques conseils à ce qui en sont atteints et plus particulièrement les femmes :

1.      évitez absolument tout contact des mains avec des produits détergents notamment ceux qui servent à la vaisselle et à la lessive.

2.      Il est simplement conseillé de porter des gants pour toutes ces tâches ménagères.

3.      Pour ce qui est de la propreté n'est il est conseillé d'utiliser un savon de Marseille en dehors de tout autre produit.

On peut conseiller la prise de médicaments homéopathiques :

1.      en cas de crise les douleurs seront soulagées par actea spicata en 5 CH., Calophyllum 5 Ch. à raison de cinq granules 2 à 3 fois par jour.

2.      thuya pourra être pris en dose 15 Ch. une fois par semaine.

 

Le membre inférieur ou pelvien

la pubalgie

La pubalgie est la douleur située au pubis. Elle peut se manifester par de nombreux symptômes douloureux localisés :

1.      A la symphyse pubienne.

2.      Aux muscles abdominaux.

3.      À l'insertion du muscle grand adducteur.

4.      À l'arcade rurale avec des douleurs qui apparaissent au cours des mouvements de flexion de la cuisse sur le bassin, de rotation interne et de rotation externe du fémur, d'extension de la cuisse sur le bassin.

5.      Elle peut s'accompagner de douleur de la région pelvienne en général.

6.      Il ne faudra pas confondre certains symptômes de pubalgie avec une cruralgie.

Elle se manifeste par des tendinites de nombreux muscles abdominaux, notamment les grands droits, mais aussi à des muscles de la hanche, de la cuisse, et au niveau de l'arcade rurale.

C'est une pathologie qui se manifeste au cours des mouvements, de l'effort, si elle est aggravée après un temps de repos, les douleurs sont toujours accentuées par le mouvement et la fatigue.

 Son traitement est souvent très long et désespère les sportifs qui en sont atteints. En ostéopathie considère que ces tendinites sont liées à des anomalies de positionnement des os sur lesquels viennent s'insérer les muscles et les tendons douloureux.

Il faut donc déterminer quels sont les éléments osseux qui se trouvent être en mauvaise position et les corriger par des manipulations. L'examen de départ devra s'attacher à déterminer si le patient présente une vraie ou une fausse jambe courte. Pour une jambe courte anatomique il faudra compenser totalement l'inégalité des membres. Pour une fausse jambe courte les corrections ostéopathie devront rétablir une égalité de longueur des membres en supprimant les anomalies cette région.  Il sera peut-être nécessaire de vérifier aussi la région lombaire et pour un déséquilibre postural important, l'équilibre des articulations temporo mandibulaires.

Plus la pubalgie est ancienne plus il faudra répéter le traitement ostéopathique pour stabiliser les résultats obtenus. Si le traitement est bien fait l'amélioration doit se faire sentir rapidement. Il sera nécessaire de coupler ce traitement avec une période de repos qui permettra au système ligamentaire, distendus depuis la lésion initiale, de reprendre un équilibre.

La tendinite du grand trochanter

C’est une douleur localisée sur la face externe du haut de la cuisse. Elle peut se manifester au cours de mouvements ou lorsque le grand trochanter se trouve comprimé, notamment en position des cubitus latéral. On peut associer cette de douleur et cette pathologie à une tendinite du « moyen fessier » devenu le moyen glutéal.

Elle peut être associée à une mauvaise position du fémur dans le « cotyle » devenu en nouvelle nomenclature : acetabulum.

Malgré de nombreux traitements beaucoup continuent à souffrir de cette pathologie.

J'ai été confronté à cette pathologie et j'ai pu soulager un grand nombre de patients en faisant la relation entre le point du grand trochanter et un point d'acupuncture : le 30 VB. J'ai confirmé cette relation de plusieurs manières, notamment en palpant la vésicule biliaire des patients atteints par cette tendinite et par le traitement appliqué en relation avec le dysfonctionnement vésiculaire.

Les tendinites du genou

Le genou et une articulation qui subit énormément de contraintes de par sa position au centre du membre pelvien. Unissant deux au très long et bénéficiant d'une anatomie complexe par la présence des ménisques et des ligaments croisés ainsi que de la « rotule » devenue la patella.

Il faudra explorer tous les micros mouvements du genou et de ses composants : fémur, tibia, sans oublier le péroné.

Les micros mouvements gouvernent les axes des grands mouvements. Il faudra donc rechercher les distorsions des micros mouvements, les corriger pour venir à bout de ces tendinites.

L'une des plus fréquentes et celles qui intéressent la partie interne du genou, au niveau de l'interligne articulaire entre le fémur et le tibia, juste sur le « ligament latéral interne » devenu Ligament Collatéral Tibial.

Cette tendinite empoisonne la vie de nombreux patients en limitant leur périmètre de marche, en leur interdisant la position de flexion totale du genou, notamment la position accroupie. Elle est souvent particulièrement douloureuse au cours de la descente et de la montée des escaliers.

Il s'agit alors d'une torsion du tibia sur le fémur qu'il suffit de corriger par des manœuvres ostéopathiques. Cette correction s'accompagnera de conseils de position du membre pelvien dans la vie courante. Car la correction est instable et la récidive fréquente. Il faut néanmoins persévérer dans le traitement pour obtenir une guérison totale.

Il faut aussi savoir que toute modification des micros mouvements du genou entraînera une modification de la position de la patella est donc retentira un sur un système musculaire complexe.

Un diagnostic différentiel avec les lésions des ménisques devra être effectué.

 

La tendinite du tendon d'Achille

 

Il existe aussi plusieurs tendinites du tendon d'Achille. Nous allons distinguer les tendinites traumatiques qui sont en relation avec, ce qui est le plus fréquent, des frottements de chaussures sur le tendon ou sur son insertion. Elle se manifeste aussi par des irritations dermatologiques locales, phlyctènes, plaies et rougeurs. Lorsque ces signes sont absents il faudra rechercher les perturbations mécaniques du pied qu'elles soient en relation avec une entorse ancienne ou une déformation de la chaussure ou encore une perturbation des voûtes plantaires.

À ce sujet il faudra bien vérifier que, si le patient porte de semelles orthopédiques, ces dernières sont bien adaptées et ne provoquent pas d'effet iatrogène. Pour cela il suffit de demander au sujet, alors qu'ils portent les semelles, d'effectuer une flexion antérieure du tronc et des rotations cervicales droite et gauche. Si l'amplitude des mouvements se trouve réduite lorsque le sujet porte les semelles par rapport aux mêmes mouvements exécutés sans les semelles rendant déduira que les semelles orthopédiques ne présentent pas toutes les qualités nécessaires au bon maintien du pied et de la posture.

La tendinite qui présente le plus de problèmes à traiter et celle qui apparaît, non pas au cours de l'effort comme pour celles que nous venons d'évoquer, mais après l'effort et le plus souvent le lendemain de l'effort, après une période plus ou moins longue de repos. L'examen clinique pratiqué sur un patient qui, au moment de l'examen, n'a pas de douleur, se fera en effectuant une pression sur les tendons. Cette pression s'avérera plus ou moins douloureuse en fonction des degrés d'atteinte.

Il s'agira toujours dans ce cas d'une tendinite toxique liée à une mauvaise élimination des métabolites accumulés au cours de l'effort. Une mauvaise hydratation renforcera encore cette tendinite. Notamment l'absorption d'eau gazeuse après l'effort.

Il faudra alors effectuer un interrogatoire alimentaire pour déterminer les fautes alimentaires responsables de l'accumulation des toxines et interrogées le patient sur la quantité d'eau bue par jour.

Les corrections ostéopathiques viscérales et vertébrales associées à une bonne hygiène alimentaire, une amélioration de l'hydratation, un traitement homéopathique et phytothérapique permettront de guérir cet tendinite qui empoisonne bien des sportifs.

 

Site de Jean-marie LANDOUZY, Ostéopathe, 310, rue Solférino 59000 LILLE  FRANCE     Tel : (00.33) 03.20.85.02.90
mail : landouzyosteo@gmail.com